Archives pour mars 2007

Les Français d’origine africaine pour Ségolène Royal,selon un sondage.

26, mars 2007

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Samedi 24 Mars 2007

C’est une bonne nouvelle pour la gauche et bat en brèche l’idée que les immigrés en France seraient “répressifs” : Ségolène Royal est plébiscitée par les Français d’origine africaine qui voteraient pour elle à 57% au 1er tour de l’élection présidentielle et à 85% au second tour face à Nicolas Sarkozy, selon un sondage Ifop pour le magazine Jeune Afrique.

Au 1er tour, la candidate du PS distancerait nettement François Bayrou, crédité de 19% d’intentions de vote, et Nicolas Sarkozy qui en recueille 11%. Jean-Marie Le Pen, lui, n’obtiendrait que 1%.

Au second tour, Mme Royal l’emporterait sur M. Sarkozy avec 85% des voix contre 15%. Elle battrait également M. Bayrou avec 71% des suffrages contre 29%.

Dans l’hypothèse d’un second tour opposant le candidat de l’UDF à celui de l’UMP, M. Bayrou serait vainqueur avec 83% des voix contre 17%.

Selon l’Ifop, les Français d’origine africaine représentent entre 3,5% et 4% de l’électorat.

Compte tenu de l’impossibilité de connaître la structure de cette population inscrite sur les listes électorales, l’Ifop a utilisé des données extraites du cumul des quatre vagues du Baromètre politique français réalisé pour le Cevipof et le ministère de l’Intérieur. Parmi les 21.776 personnes interrogées, 806 déclaraient avoir un parent ou un grand-parent originaire d’Afrique.

Sondage réalisé en face à face du 7 au 9 mars auprès d’un échantillon de 526 personnes, représentatif de la population française d’origine africaine âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée consultable auprès de la Commission des sondages.

Ségolène, ça décoiffe !

26, mars 2007

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18 février 2007 – par FRANÇOIS SOUDAN

En vieux routier désabusé, Jacques Chirac était sans doute le premier à ne pas se faire d’illusions. Pendant qu’il prononçait, à Cannes, son discours d’adieu à l’Afrique, ses pairs auditeurs – tout au moins ceux pour qui le rapport avec la France a des implications en termes de politique intérieure – avaient la tête ailleurs. De quoi sera faite, se demandaient-ils, la relation franco-africaine au lendemain de l’élection présidentielle ?

Concernant le candidat Nicolas Sarkozy, deux repères relativement précis existent en la matière : son discours de Cotonou, en mai 2006, et une longue interview à Jeune Afrique, en novembre.

Côté Ségolène Royal, hormis quelques petites phrases, rien de substantiel jusqu’à la publication le 8 février dans Témoignage chrétien – hebdomadaire de gauche proche des ONG et des milieux altermondialistes – d’un « Projet pour l’Afrique » certes sans grandes surprises, mais qui confirmera les craintes de quelques baobabs orphelins du « grand Jacques ». Pour la candidate socialiste, le diagnostic politique est sans appel : les deux mandats Chirac ont été, en ce domaine, synonymes d’« immobilisme », de « désordres sans précédent », d’« amitiés personnelles » coupables, de « politique clientéliste » et d’association de la France « aux régimes les plus contestables du continent ».

Au passage, Royal exécute en trois lignes les positions de son principal rival : « Les récentes déclarations du candidat de l’UMP, qui s’inscrivent sans retenue dans les mêmes réseaux que le président Jacques Chirac, ne sont pas de nature à rassurer. » Allusion transparente aux amitiés, revendiquées par Sarkozy dans son entretien avec J.A., avec Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso et quelques autres.

Le réquisitoire achevé, place aux propositions. Royal annonce un aggiornamento de la relation franco-africaine fondé à la fois sur la transparence à tous les étages et sur ces deux piliers d’une « rénovation politique » que sont les ONG et les sociétés civiles. Dans ce cadre, la candidate se veut sans concessions :

- « Renégociation » ou, au minimum, « clarification » de tous les accords de défense et de coopération militaire en cours entre la France et les pays africains.

- Débat obligatoire préalable à l’Assemblée nationale en cas d’intervention armée dans un conflit en Afrique.

- Appui systématique à tous les mécanismes contribuant à l’émergence et au renforcement de la démocratie et des droits de l’homme. En l’occurrence les sociétés civiles et les ONG, par qui transitera désormais un pourcentage non négligeable de l’aide française.

- Fin des « pratiques qui ont terni l’image de notre pays en Afrique » et incitation lourde auprès des régimes en place afin qu’ils incluent « l’opposition et la société civile dans le jeu démocratique ». C’est le seul moyen, estime Royal, d’éviter que « nous nous trouvions réduits à intervenir militairement dans la précipitation au profit de régimes réputés amis » – comme au Tchad et en Centrafrique.

- Obligation pour les entreprises françaises de « publier ce qu’elles paient » – c’est-à-dire de rendre publiques les sommes versées aux États pour l’exploitation de leurs richesses naturelles. « Les citoyens africains, écrit Royal, ont le droit de savoir ce que leurs gouvernements perçoivent des compagnies étrangères, et les consommateurs français doivent pouvoir s’assurer que l’essence qu’ils achètent n’entretient pas un régime despotique. »

- Soutien actif aux mouvements qui luttent contre l’excision, pour le droit des femmes à maîtriser leur fécondité et à une juste représentation politique.

- Accent mis le plus fermement possible sur toutes les initiatives favorisant le développement durable (microcrédit, commerce équitable, énergies renouvelables, etc.).

- Aide publique portée à 0,7 % du PIB.

En somme, et même si le dossier numéro un du moment – la Côte d’Ivoire de l’opération Licorne et du « camarade Laurent » – n’est curieusement (ou prudemment) pas abordé, ça décoiffe. « Si cette dame est élue, ce sera le pouvoir aux ONG ! » s’exclamait devant nous il y a peu, visiblement inquiet, un chef d’État pilier de la « Françafrique ». Avant de tenter de se rassurer : « Mais elle se heurtera vite au principe de réalité, comme Mitterrand lorsqu’il dut se résoudre à écarter Jean-Pierre Cot. » Voire… Vingt-cinq ans après, ce n’est plus la politique française en Afrique qui est en avance sur les réalités, les pesanteurs et les résistances du terrain. C’est l’inverse.

Najat Belkacem, la vie en rose

26, mars 2007

http://www.jeuneafrique.com/

18 mars 2007 – par JACQUES BERTOIN

Mue par une volonté de fer, la jeune porte-parole de Ségolène Royal assume à la fois sa filiation marocaine et son intégration à la société française.

« On ne se rend pas compte d’où on est partis… » Dans son cagibi du QG de campagne, boulevard Saint-Germain, où les câbles d’ordinateurs s’enchevêtrent sous des tréteaux et où les téléphones ne cessent de sonner, la toute nouvelle porte-parole de Ségolène Royal pour la présidentielle française évoquait le chemin parcouru par la candidate socialiste. Soudain, elle s’interrompt dans un sourire. Sans doute consciente que cette phrase s’applique bien évidemment avant tout à elle, à ses origines et aux vingt-neuf années du parcours fulgurant dont elle a franchi les obstacles à la volée.

De Beni Chiker, le village du Rif marocain, proche de Nador, où elle est née et où elle a passé les cinq premières années de sa vie, Najat n’a conservé qu’une poignée d’images « déchirantes » : celles du départ en exil de sa famille, « regroupée » en 1982 dans le nord de la France autour de son père, un immigré économique devenu ouvrier dans le bâtiment. Dans la fratrie des Belkacem – ils seront bientôt sept frères et sœurs -, il s’agit d’abord, tout simplement, d’apprendre le français. La sœur aînée de Najat, aujourd’hui avocate, montre le chemin. C’est elle qui, la première, fera en famille la promotion de l’« école républicaine » comme le meilleur moyen de progresser dans ce quartier populaire de la banlieue d’Amiens dont Najat se contente de dire qu’il était « sans grande mixité sociale ».

Les enfants Belkacem comprennent vite la leçon : lycée pour les plus jeunes, classes préparatoires aux grandes écoles, écoles de journalisme, de commerce ou de théâtre pour les autres. Les parents n’imposent rien. Ils respectent les exigences de leurs enfants et les aident à grimper dans le seul « ascenseur social » dont ils disposent : cette école laïque et républicaine à laquelle Najat a conservé toute sa reconnaissance. Elle décroche sa licence en droit « sans perspectives professionnelles particulières », apprend, sur le tard, l’existence de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et se présente, à tout hasard, au concours d’entrée. Jackpot ! Les portes de la vénérable maison de la rue Saint-Guillaume s’ouvrent à la petite « Beurette ».

Serait-ce le signe que le poids culturel des origines et du conditionnement social ne pèse que sur des cancres ? Najat le conteste. Toute brillante élève qu’elle fût, elle n’en a pas moins ressenti elle aussi ce « complexe de l’imposteur » qui lui faisait douter d’être à sa place parmi les rejetons des élites nationales préparés en famille, depuis leur plus jeune âge, à leur futur statut de dirigeant. Deux fois admissible à l’écrit de l’ENA, elle échoue deux fois à l’oral, non parce que, dit-elle, les examinateurs avaient manifesté quelque ostracisme que ce soit à l’égard de son minois manifestement méditerranéen, mais parce qu’elle-même s’était mal préparée aux épreuves, se sentant trop « neuve » dans sa société d’accueil et empêchée d’« y croire » par la certitude qu’il lui manquait encore un « je-ne-sais-quoi » pour prétendre à une place dans la fonction publique française. D’où, peut-être, la force de conviction qui est la sienne, dix ans plus tard, quand elle déclare partager avec Ségolène Royal la volonté de « proposer un projet de société cohérent qui s’adresse à tous les Français, mais dont les jeunes des quartiers seront les premiers bénéficiaires virtuels ».

Contrairement à ce qui lui est souvent reproché dans la presse ou dans les blogs, très bavards à son sujet, Najat est tout sauf une « Marocaine honteuse » ou une « immigrée d’occasion » qui ferait clignoter une identité à éclipses au gré de ses ambitions. Elle assume, sans chichis, et sa filiation marocaine et son intégration dans la société française. Elle se réjouit des progrès réalisés par son pays d’origine – avec, par exemple, le nouveau statut de la femme accordé par le roi. Elle ne jette pas non plus le voile sur son appartenance à l’islam. Najat se dit croyante, affirme participer, en famille, aux principales fêtes religieuses, et n’être, « à titre personnel, choquée ni par le port du foulard ni par la création d’écoles confessionnelles ».

Mais, de tout cela, elle fait « une affaire privée » qui ne télescope aucunement ses engagements politiques socialistes et républicains. Rien ne l’irrite donc davantage que l’existence dans les médias de ce « rayon beur » qui lui vaut de voir son image systématiquement accolée à celle de son homologue de droite Rachida Dati, dont tant de choix la séparent. Najat revendique sa propre personnalité, et, comme principale réussite, d’avoir su réaliser un équilibre entre son appartenance, ses valeurs et son action. Pourquoi se laisserait-elle emprisonner par le conformisme des autres ? « Bien des choses me définissent davantage que mes origines, comme, par exemple, mon parcours et la manière dont j’ai mené ma vie. Entre l’inné et l’acquis, j’ai toujours privilégié le second. »

Sciences-Po est pour Najat le lieu des rencontres. Celle de son futur mari, aujourd’hui jeune sous-préfet dans le Sud-Ouest. Celle de la vie politique : militante associative, elle décroche le « job étudiant » dont elle a besoin en devenant l’assistante parlementaire de la députée socialiste Béatrice Marre. « Avec elle, j’ai découvert le fonctionnement de l’Assemblée nationale, mais aussi les vicissitudes du métier d’élu, noyé dans les sollicitations, souvent discrédité, bref, pas vraiment enviable… » Comme on peut le comprendre d’un coup d’œil, les « quinquagénaires blancs » qui tiennent le haut du pavé en politique ne marchandent pas leurs compliments à Najat. Résultat : celle-ci ne cessera plus désormais de dénoncer « la faible présence des femmes à leur rôle » et le machisme ambiant. « Y compris au sein du Parti socialiste [PS] ? » Les cils battent timidement, mais la réponse est claire : « Oui. »

Rencontre, enfin, avec la femme de Gérard Collomb. Celle-ci la « branche » sur son mari, sénateur socialiste, qui remportera en 2001 les élections à la mairie de Lyon. Najat, qui commençait à se languir quelque peu dans un « travail monacal » au sein d’un cabinet d’avocats internationaux, saute sur cette nouvelle opportunité : en janvier 2003, sa carte du PS en poche (la fausse alerte lepéniste à la présidentielle de 2002 l’avait décidée à la prendre), elle se fait embaucher par le maire pour travailler sur les questions de démocratie participative. Lyon est réputé pour son chauvinisme séculaire, sa bourgeoisie hautaine, son sectarisme : pour Najat, qui la voit s’illuminer sous la neige le jour de son arrivée, la deuxième ville de France est tout simplement… « féerique ! »

À partir de là, le mouvement s’accélère, dans un tempo dont on ne sait s’il doit son rythme à la chance ou à l’extraordinaire capacité de Najat à se saisir de la moindre aspérité pour poursuivre son ascension : en 2004, elle est candidate au dix-huitième rang sur la liste de Jean-Jacques Queyranne aux élections régionales. « Normalement, je n’aurais pas dû passer… » Mais portée par la vague rose d’alors, elle est élue, et aussitôt présidente de la commission culture du conseil régional. En 2005, la voilà nommée par François Hollande conseillère nationale au PS. Jusqu’à ce défi, qu’on pouvait croire perdu d’avance, quand Najat se présente aux législatives de 2007 dans la 4e circonscription du Rhône, considérée comme « ingagnable » par la gauche. Encore une surprise : le député sortant UMP Christian Philip refuse le « parachutage » du ministre Dominique Perben qui briguait une victoire facile. Il se maintient et, du coup, la droite se divise, les espoirs de la gauche renaissent et Najat se retrouve sous les projecteurs, entre Saône et Rhône.

C’est là que « Ségolène Royal apparaît dans le paysage. Après mûre réflexion, je constate qu’elle incarne ce en quoi je crois et je m’efforce de le lui faire savoir. » Le 22 février dernier « au soir », l’affaire est faite : aux côtés d’Arnaud Montebourg et du député européen Vincent Peillon, la « petite Najat » intègre l’équipe de campagne socialiste comme porte-parole de la candidate.

Vous avez dit « Beurette de service » ? Najat répond, d’une voix égale : « Les médias restent marqués par les images du passé, avec un temps de retard sur la société civile. Moi, comme des millions d’autres, je suis en manque de débats de fond ! »

Élections présidentielles 2007 : le regard d’Al Jazeera sur la campagne

26, mars 2007

Sur http://www.agoravox.fr/

Par algy 01-03-2007

Le media arabe le plus connu de la planète se penche avec intérêt sur la campagne présidentielle française par l’intermédiaire de son correspondant à Paris. Dans un dossier spécial disponible sur son site internet, Al Jazeera revient notamment sur les sondages pour évoquer le refus par les Français de la bipolarisation de la campagne. On y revient également sur l’émergence du phénomène Bayrou qui surgit entre les deux candidats favoris tel un « esprit rebelle » [ifrīt].

Le media qatari s’aventure même à imaginer un 2ème tour opposant Bayrou et Le Pen, n’hésitant pas à en faire un titre accrocheur pour un de ses articles ; on est évidemment étonné de voir évoqué ce scénario fort hypothétique et jamais imaginé par les analystes et les observateurs français ; on est encore plus interloqué à la lecture du contenu de l’article. Pour arriver à une telle conclusion, le journaliste se fonde sur les déclarations de Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA d’une part et de Frédéric Dabi, directeur du département Opinion publique de l’Ifop d’autre part. Le premier affirmant en effet que Le Pen pourrait devancer les deux favoris (entendez Ségo/ Sarko), lorsque le second souligne que Bayrou pourrait bien être le 3ème homme. Il n’en fallait pas moins au journaliste pour en conclure que les deux « troisième » hommes pouvaient très bien se retrouver face à face au 2ème tour. Réunir deux impressions de deux sondages différents pour en faire un grand titre sur le ton de la prédiction politique : on appréciera la rigueur ! Bonjour le raccourci simpliste !

Mais surtout, la chaîne qatarie, semble avoir adopté une ligne résolument anti-Sarkozy, fustigeant les prises de position du Ministre de l’Intérieur à l’égard des banlieues, mais lui reprochant surtout ses liens « pro sionistes ». A cet égard, elle rapporte les propos de Michel Schneider, en se gardant bien évidemment de préciser l’orientation politique de celui qu’elle présente comme « analyste politique ».

Par ailleurs, Al Jazeera déplore dans un article récent que les musulmans de France seraient déchirés entre la gauche et la droite. Quelle surprise !… Aurait-il fallu préférer la fiction d’une communauté de croyants ou Oumma unie derrière une même bannière politique. Il est fort heureux qu’au sein de la République, les musulmans français, et non pas les musulmans de France (la distinction est subtile mais vaut le coup d’être faite), ne font pas exception, et comme tous les Français, représentent un panel d’opinions diversifiées.

Une directrice d’école maternelle en garde à vue à Paris

26, mars 2007

http://tempsreel.nouvelobs.com/ | 23.03.2007 | 14:51

Elle est poursuivie pour “outrage” après des incidents survenus mardi devant son établissement entre des parents d’élèves et des policiers venus interpeller des sans-papiers.

 

La directrice d’une école maternelle parisienne a été placée vendredi 23 mars au matin en garde à vue pour outrage à la suite des incidents qui ont opposé mardi devant son établissement des parents d’élèves aux policiers venus interpeller des parents sans-papiers, a-t-on appris de source judiciaire. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue dans cette enquête, précisait-on.

Cette interpellation a provoqué un véritable tollé parmi les syndicats, ainsi qu’à gauche. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a appelé à un rassemblement vendredi en début d’après-midi devant le commissariat où la directrice de l’école maternelle, située rue Rampal dans le XIXe arrondissement de Paris, est retenue.

“Le Parti socialiste demande solennellement à ce que toute la lumière soit faite sur l’arrestation de la directrice d’une école maternelle devant laquelle des affrontements entre parents d’élèves et forces de l’ordre ont eu lieu mardi, et exige que cette enseignante soit remise en liberté”, a déclaré de son côté le porte-parole du PS Julien Dray dans un communiqué.

 

Aschieri “scandalisé”

 

“Le candidat dit qu’il a changé, parle d’amour et demande à ses porte-parole de donner de lui une image adoucie, mais la réalité de la politique qui est, et serait la sienne s’il était élu, toujours aussi violente. Nicolas Sarkozy ne peut plus tenir ce double langage, en laissant croire qu’il faut protéger les enfants tout en traquant leurs parents”, ajoute M. Dray.

“Je suis scandalisé qu’on s’en prenne à une enseignante qui n’a fait que procéder à la protection des enfants. J’en appelle au ministre de l’Intérieur pour qu’il fasse cesser cette scandaleuse garde à vue et au ministre de l’Education pour qu’il joue son rôle de protection des personnels”, a déclaré de son côté à l’Associated Press Gérard Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l’Education).

 

Heurts et gaz lacrymogène

 

“On atteint des sommets. Je ne sais pas s’il s’agit d’une initiative locale ou s’il y a des ordres, mais c’est un acte particulièrement grave. Un pas a été franchi”, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), Gilles Moindrot, parle lui d’une interpellation “inadmissible” et exige que la directrice de l’école maternelle soit “libérée immédiatement”.

Jeudi, les deux principales fédérations de l’Education nationale, la FSU et l’UNSA-Education, ont dénoncé de récentes opérations policières à Paris à proximité d’écoles où sont scolarisés des enfants sans-papiers, dont l’une, mardi dernier rue Rampal, s’est soldée par des heurts et l’usage de gaz lacrymogène. (avec AP)